Un avocat suisse a raconté comment il a conseillé le couple Bettencourt

France pauvreté

Un document judiciaire a fait du bruit, dimanche dernier. C’est de l’audition en 2010 de l’avocat suisse de la famille Bettencourt, René Merkt. Il a été cité par la presse, notamment le Journal du Dimanche, et vu par l’AFP, qui confirme le contenu des avis que M. Merkt a donnés à André et Liliane Bettencourt. Au centre de l’audition, le fonctionnement des comptes suisses de la famille, et l’achat de la fameuse île aux Seychelles.

M. Merkt a révélé qu’il a été « convoqué » en 1997 par les Bettencourt qui envisageaient d’acheter cette île pour dix-huit millios de dollars. Ils voulaient « faire une folie » selon leurs dires rapportés par l’avocat.

Au motif que les vendeurs de l’île, selon M. Merkt, tenaient à la discrétion, les Bettencourt ont utilisé « des fonds fiscalement non déclarés, logés en Suisse ». Cent millions de francs suisses. M. Merkt dit avoir signalé à ses clients qu’ils devaient « officialiser » ces opérations, notamment vis-à-vis du fisc français. Il dit aussi avoir eu le sentiment que ses remarques n’intéressaient pas beaucoup André Bettencourt.

Le 14 décembre 2009, M. Merkt est venu à Paris, à la demande de Patrice de Maistre, qui gère la fortune de Mme Bettencourt. Il s’agissait de « régulariser la situation fiscale » de sa cliente, notamment « du fait de la signature entre la Suisse et la France d’une récente convention de double imposition ». Et c’est alors que Mme Bettencourt a donné son accord pour que son argent déposé en Suisse soit transféré à Singapour.

Catégories: EGALITE, ENTREPRISES, FINANCE, IMPOTS

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