La « règle d’or » et le traité de Bruxelles entrent dans la campagne présidentielle

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 Mercredi dernier, lors d’une réunion à Cernay, près de Mulhouse (Haut-Rhin), Nicolas Sarkozy a remis en avant sa volonté d’imposer la règle d’or « qui obligera une nouvelle majorité à tendre vers le déficit zéro ». « Tous les pays d’Europe se sont engagés à le faire a-t-il rappelé. Si le Sénat devait s’opposer à l’adoption de cette règle, avant la fin de l’année 2012, j’organiserai un référendum pour demander au peuple français ce qu’il en pense ».
Il avait, en effet, dû renoncer à soumettre ce texte au Parlement, ce qui aurait nécessité l’approbation d’une majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs. Le PS avait annoncé son refus, à la veille de l’élection présidentielle.

De son côté, François Hollande, avait déclaré vouloir renégocier le pacte budgétaire européen s’il est élu. Plus tard, il a préféré parler de compléter ce pacte par un protocole ou une déclaration sans valeur contraignante.

20120426-074422.jpgGuido Westerwelle ministre allemand des Affaires étrangères est net. Il refuse la renégociation du pacte budgétaire européen « Nous avons décidé le pacte à l’issue de longues négociations. Il fait foi (..) Nous avons besoin de cette confiance afin d’assurer un meilleur avenir en et pour l’Europe », a-t-il déclaré.
La règle d’or est l’une des mesures phares des deux traités européens en cours de ratification. Celui qui instaure le Mécanisme Européen de Stabilité, dont l’adoption a été permise à l’Assemblée grâce à l’abstention du PS et celui qui en découle, le Traité sur la Stabilité, la Croissance et la Gouvernance (TSCG).

L’analyse du Traité sur la Stabilité, la Croissance et la Gouvernance (TSCG), dit encore Super-Maastricht ou Traité de la règle d’or, a fait l’objet d’un numéro spécial d’Informations Ouvrières. Il est abondamment exposé ici et résumé dans le tract (ci-dessous) diffusé largement par les comités du POI sur les marchés et dans les entreprises.

Au lendemain du 1er tour de la présidentielle, les secrétaires nationaux du POI, dans leur communiqué, après avoir constaté le rejet massif exprimé par le vote, ont affirmé:

« La démocratie exige qu’il soit répondu à cette volonté majoritaire, que le président élu renonce à engager le processus de ratification : et, alors, le traité ne sera pas ratifié et il ne s’appliquera pas à la France et, de ce fait, il sera difficile de l’imposer aux autres peuples d’Europe.

Cette exigence s’adresse à toutes les forces qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie. Elle s’adresse, ce 22 avril, en premier, à celui qui a été placé en tête au premier tour de cette élection, à François Hollande. Qu’il réponde clairement à la question qui lui est posée et qui commande dans tous les domaines la politique qui sera mise en œuvre par le nouveau gouvernement ! Le fera-t-il ? »


Vous voulez des tracts, des affiches, des suppléments Informations Ouvrières ? Des appels unitaires à faire signer ? N’hésitez pas, prenez contact avec les comités du POI près de chez vous.

Catégories: EUROPE

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