Traités européens: Sarkozy et Hollande en ont un peu parlé hier, la Banque centrale européenne précise aujourd’hui…

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Devant les télévisions, hier, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont affiché, chacun à sa manière, une volonté de prendre une certaine distance avec les traités qui régissent l’Union européenne.

« Vous osez dire que je n’ai rien obtenu de l’Allemagne ? », a par exemple lancé Nicolas Sarkozy à son adversaire. « C’est faux », a-t-il a affirmé, « quand la BCE prête à 1 % » aux banques « en violation de la lettre des traités, je l’ai obtenu au sommet de Strasbourg (…) de l’Allemagne ».

François Hollande, lui, s’est dit satisfait d’être soutenu dans son idée d’ajouter un volet « croissance » au Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). Il a cité Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Auparavant, Michel Sapin, chargé du projet de François Hollande, avait précisé cette notion, le 10 avril. « Il faut, avait-il dit, que tout le monde comprenne bien que quand nous disons “ croissance ”, ça ne veut pas dire “ relance ” ».

Logo-BCE-pngM. Draghi a évoqué cette perspective aujourd’hui à Barcelone. Il a cependant surtout insisté sur les devoirs des dirigeants de la zone euro à poursuivre le redressement des finances, dans le cadre du « pacte budgétaire ». Carsten Brzeski, économiste d’ING, souligne que le discours de M. Draghi est une manière de signifier que « la BCE n’hésiterait pas à accompagner et adoucir le processus d’ajustement mais que les gouvernements nationaux doivent s’atteler les premiers au sale boulot ».

Catégories: PRÉSIDENTIELLE

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