La crise politique en Grèce inquiète plus les Bourses d’Europe que l’élection de Hollande

L’Europe de la finance a tremblé hier. La crise grecque a fait chuter les Bourses de Paris (-2,78 %), de Francfort (-1,9 %), de Londres (-1,78 %) et surtout Athènes (-3,62 %).

La veille, après l’élection de François Hollande, la Bourse de Paris ne s’était pas montrée particulièrement inquiète, terminant même sur un gain de 1,65%. Athènes au contraire chutait déjà de 6,6 %, à la suite la débâcle électorale des partisans de l’austérité européenne.

Les analystes économiques avaient anticipé la victoire du candidat du PS. Le taux d’emprunt de la France sur le marché obligataire a d’ailleurs diminué lundi, passant de 2,818 % vendredi à 2,776 %. « M. Hollande ne devrait pas remettre en cause le traité européen sur la stabilité financière, mais plutôt y adjoindre un volet sur la croissance. Sur ce point, il n’est plus seul à souhaiter cela en Europe, ce qui a tendance à rassurer les investisseurs », a expliqué Philippe Waechter, chercheur chez Natixis AM.

Si le gouvernement allemand semble accepter l’idée de François Hollande d’annexer un volet sur la croissance au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), il a vivement exclu toute renégociation du traité.

De son côté, la Bourse de Tokyo avait reculé lundi de 2,78%. Le gouvernement japonais est préoccupé par la situation en Grèce et par la défaite de Sarkozy. Le ministre japonais des Finances a demandé mardi à François Hollande, de respecter les engagements pris par la France en matière de maîtrise du déficit public.

article sur la Grèce dans Informations Ouvrières
Dans Informations Ouvrières du 10 mai 2012

Deux pages sur la Grèce dans Informations Ouvrières

et de nombreux articles:

Grèce, un véritable séisme politique

Une réunion autour des positions du POI et de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples

Depuis cent quatre-vingt-sept jours, les ouvriers tiennent le piquet de grève devant les portes de leur usine.

“Comment faire pour qu’il y ait un appel à la grève générale jusqu’au retrait du mémorandum ?”

“Nous ne retournerons pas dans les ateliers tant que les cent six travailleurs licenciés n’auront pas été réintégrés !”

Dans toute l’Europe, une même exigence : non au TSCG, sous quelque forme que ce soit. Avec ou sans « renégociation », avec ou sans «complément », avec ou sans « pacte de croissance », ce traité doit être rejeté.

Une chronique de Jean-Pierre Raffi dans Informations Ouvrières, le journal du POI, du 10 mai 2012
C’est une puissante vague de rejet qui traverse aujourd’hui l’Europe. De droite comme de gauche, tous les gouvernements qui se soumettent servilement aux diktats de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) sont tour à tour balayés.

Les travailleurs, la jeunesse, les peuples ne veulent pas du traité européen « sur la stabilité et la gouvernance » (TSCG), ils ne veulent pas de la règle d’or imposant dans les Constitutions, ou sous toute autre forme, l’austérité à vie, le sort tragique infligé à la Grèce.

Après la Roumanie, la Tchéquie, la Hollande il y a une semaine, c’est au tour de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Grèce… En Grèce, les deux partis au gouvernement, le Pasok (Parti socialiste) et la Nouvelle Démocratie (droite) subissent ce que l’AFP appelle « un écroulement historique ».

En Grande- Bretagne, les conservateurs, arrivés au pouvoir il y a tout juste deux ans, viennent de subir une défaite cuisante lors du renouvellement du tiers des conseils municipaux en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles, sans que cette défaite ne signifie le moindre regain pour le Parti travailliste que la masse des électeurs associe à la même politique de soumission à l’Union européenne. L’abstention-rejet atteint 90 % voire 92 % dans les quartiers ouvriers des villes industrielles. Elle est globalement de 65 % à Londres, qu’on nous présente comme le contre- exemple de la déroute des conservateurs (nous y reviendrons la semaine prochaine).

Y compris en Allemagne, la CDU de Mme Merkel fait, à l’élection régionale qui vient d’avoir lieu dans le Schleswig Holstein — Land traditionnellement à droite —, son plus mauvais score depuis les années cinquante.

C’est dans ce contexte qu’il faut inscrire les résultats de l’élection présidentielle en France.

Dans toute l’Europe, une même exigence : non au TSCG, sous quelque forme que ce soit. Avec ou sans « renégociation », avec ou sans « complément », avec ou sans « pacte de croissance », ce traité doit être rejeté.

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Catégories: EUROPE, FINANCE

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