De l’Allemagne à la Grèce, les investisseurs font leur marché

s'informerPour sauver les banques grecques de la faillite qui entraînerait une crise plus dévastatrice, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), a versé avant-hier 18 milliards d’euros aux quatre principales banques grecques. Ces 18 milliards sont des obligations qui serviront à garantir ces banques ; pas un centime n’ira à l’économie réelle en Grèce. Jusqu’à présent, ce sont 50 milliards d’euros dont ont besoin les banques grecques pour se recapitaliser. Sur les marchés financiers, elles doivent payer des taux allant jusqu’à 22% pour emprunter.

Dans l’ambiance créée par ce versement, la Bourse d’Athènes a bondi de 6,87% lundi. Cette hausse salue également, selon certains analystes, des pronostics donnant favori aux élections législatives du 17 juin le parti de la droite Nouvelle-Démocratie, qui est en faveur des mesures d’austérité.

De son côté, l’Allemagne a lancé le 23 mai un emprunt obligataire de 5 milliards d’euros à échéance de deux ans à un taux de 0 %. Compte tenu de l’inflation estimée, environ 2 %, les souscripteurs sont certains de perdre de l’argent.

Cette opération est expliquée par un cadre de BNP Paribas : « En tant qu’investisseur, vous êtes obligés de placer les sommes qui vous sont confiées ». Même à perte, si l’on parie sur la solidité de l’Allemagne. Cette solidité est-elle à toute épreuve ? Ce pays réalise 40 % de ses exportations dans la zone euro, zone en récession. Selon le FMI, la croissance en Allemagne devrait tomber à 0,6 % cette année contre 3 % en 2011.

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Catégories: EUROPE, FINANCE

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